Capture My Soul Photography - Marie Montibert

*** Pourquoi j’aime vous photographier? ***

J’avais envie de vous parler des raisons qui me poussent à être photographe. L’essence même de mon métier, de la raison pour laquelle je me lève le matin, pourquoi j’ aime vous photographier.

 

Il y a deux « événements » dans ma vie qui m’ont profondément remis en question et nourris. L’Australie tout d’abord, je vous en parlais il y a quelques mois. Et puis une  réflexion beaucoup plus actuelle s’est instaurée en moi. Un mûrissement que j’entreprends chaque jour. Que je réfléchis et que j’affine à chaque pas dans la direction que je choisis de prendre.

 

A mon retour d’Australie, je savais qu’un revirement de carrière serait engendré dans les années à venir. A l’époque je savais que la photo serait présente. Mais sous quelle forme ? Dans quelle direction ? Je n’en savais rien.

 

C’est là que je suis tombée sur un intitulé qui m’a parlé… Une mini-formation « Comment trouver son style photographique » mentoré par Michael Ferire qui m’a permis de commencer à me poser quelques questions – jeune photographe belge, qui a fait le pari il y a un peu plus de 3 ans de mettre son reflex de côté et de travailler à l’argentique. SI tu ne sais pas ce qu’est l’argentique, wiki est ton ami !  – A la fin de la formation, je me sentais comme insatisfaite. J’étais déçue de ne pas avoir de eu de retours sur mon travail. Mais clairement, Michael avait vu juste, ce n’est pas à lui de nous donner les réponses – C’est ce que je retiendrai de cette première formation – Mais à NOUS.
Il a implicitement montré le chemin à ceux qui le souhaitaient pour avancer en se posant les bonnes questions. A ne pas avoir peur de l’impasse ou parfois de tourner en rond jusqu’à ce que nous ayons la réponse que nous attendions. L’introspection est à ce jour, pour moi, une sorte de nourriture de l’esprit, qui en appelle à l’enrichissement vécue et partagée par d’autres. La lecture ou le visionnage d’ouvrages de personnes issues de milieux bien différents amènent de nouvelles perspectives de réponse, de sensibilité bien mieux exprimées que je n’aurais su le faire.

 

Quelques mois ont passé, ma situation professionnelle à évolué. Je suis face à moi-même. Maître de mon destin. J’ai décidé de me professionnaliser dans la photographie, il y a de çà 1 an. Le chemin est long. C’est alors que les questions de Michaël Ferire me sont revenues en mémoire. L’insatisfaction avait cédé la place à un autre sentiment. J’étais surtout intriguée par cette nouvelle façon de penser et toutes les questions qui avaient été soulevées en moi. J’aime ce sentiment de remise en question, de compréhension de processus humain et psychologique. C’est grâce à ce besoin, à mon sens, de nourrir son esprit, que l’on évolue, que l’on va plus loin, que l’on change et mûrit.

 

2017 est l’année du changement, de l’avancement et de la libération pour moi. Je commence donc en Janvier avec une première formation. A nouveau avec Michaël Ferire. Sur le mariage. La gestion psychologique de son propre style, de la vente, du marketing, et évidemment technique avec la gestion de la photo en elle-même.  Puis Avril, avec une formation plus approfondie en marketing. Qui mieux qu’un photographe peut nous parler de la difficulté de se vendre, ou bien créer un réseau, monter un portefeuille de clients, ou surmonter des passades difficiles, etc… ?

 

Aujourd’hui j’ai pris la décision de photographier les gens, qu’importent d’où ils viennent et qui ils sont. Juste des gens, Juste vous. Et j’ai aussi pris la responsabilité d’en vivre. Et cela est le plus difficile. Parce qu’il me fallait définir pourquoi je le faisais et pour qui.

 

Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il y a ceux qui font ce qu’on attend d’eux et ceux qui offrent le meilleur d’eux-même aux autres. Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas de ceux qui font ce qu’on attend d’eux. Je suis entière, émotionnelle et empathique. Je suis profondément indisciplinée – mais à la fois si rigoureuse – comme mon mari dirait, je suis un paradoxe à moi toute seule. J’offre à qui veut le recevoir le meilleur de moi-même, de mes convictions, de ma bienveillance. Par conséquent, le premier point était clairement établi.

 

Dès lors, c’était bien sûr de moi que j’affirmais que je ne voulais pas faire les photos de Monsieur Toutlemonde. Je veux faire mes photos. Avec toute ma sincérité. Et je dois pouvoir en vivre, vite très vite – Il était donc inévitable que je me demande quelle essence je souhaitais donner à mes photos. Quelle ligne directrice donner à mon empreinte photographique. Je partais du postula qu’il est important pour moi que ce que j’aime dans la vie, l’amour, les gens se ressentent dans mes photos. Mais il a fallu attendre plusieurs séances, des essais, des post-traitements et des retours de mes clients ou de mes amis pour comprendre ma façon de le transmettre dans mes photos.  A force de travail, une récurrence s’est fait ressentir. Parfois mon cœur s’emballait au visionnage de ma séance. Mon corps vibrait. Les réponses étaient là.
Au fond de ma conscience. L’amour, le désir, la passion toujours plus démunis d’artifices me font kiffer. Les émotions vraies que vous partagez me donnent l’envie de me dépasser. Mettre en exergue une belle peau, des doigts entremêlés aux cheveux de l’autre, des corps tendus et arqués sous le coup d’un fou-rire. La nécessité de vous magnifier, que vous aimiez quelques soient les griefs que vous avez contre vous-même, votre corps, votre âme, les photos que j’aurais capturées. Dès lors que je savais ce que je cherchais à atteindre dans mes photos il était plus simple de l’obtenir.

 

Ce point acquis en a amené un autre… Les prestations que je souhaitais proposer ce sont naturellement composées dans ma tête. Ma troisième décision a été de proposer quelle que soit la prestation choisie une impression. Cette notion de différence est importante à mes yeux mais j’y reviendrai un peu plus bas. Une impression de portrait, un livre de mariage, un coffret d’agrandissements sont un témoignage d’un moment inéluctablement passé. Qui au sens propre ne reviendra jamais.  C’est ce souvenir qui vous accompagnera tout au long de votre vie et de celles de vos proches. C’est d’abord la remémoration de ce moment, de cette parenthèse enchantée vécue quelques semaines en arrière, puis quelques temps plus tard cela deviendra le souvenir de votre mariage que vous montrerez à vos nouveaux amis, puis à vos enfants, puis à vos petits-enfants.
Pour finir, ce sera un témoignage, une sorte de preuve anthropologique qui vous survivra et qui indiquera dans 100 ans comment nous vivions à vos générations futures. Et croyez moi c’est avec fierté que votre petite-fille vous montrera à son tour à sa propre descendance.

 

Un autre aboutissement de cette recherche a été de choisir de personnaliser les prestations mariages. Chaque personne est unique. Vous êtes unique de facto votre couple l’est aussi. J’en déduis facilement que votre union le sera aussi de facto pour moi la prestation que je vais vous fournir le sera aussi. De ma présence à mon engagement en passant par le budget. C’est pourquoi vous ne trouverez aucune formule clairement affichée pour votre mariage, Ce ne sont que des idées de tarifications. Le reste nous le faisons ensemble en se rencontrant.

 

Ah oui se rencontrer ! Le dernier effet de cette profonde réflexion est non des moindres. C’est une certitude : je ne bookerai aucun mariage sans rencontrer mes futurs mariés. Il est essentiel pour moi que je corresponde au couple, que je matche avec ce moment humainement magique et extraordinairement émotionnel. C’est important pour moi que vous me choisissiez parce que vous aimez mon œil, mon empreinte photographique, mes choix stylistiques. J’ai besoin de sentir que j’ai toute votre confiance dans cet exercice. C’est ainsi que je me surpasse et que vos photos seront uniques, les vôtres à votre image.

 

*** Pourquoi j’aime vous photographier ?  ***

Soyez le premier à commenter cet article
Ecrivez ici votre message...

Votre email ne sera jamais publié ou partagé Champ requis *

Menu